Ezio Schiavulli

Cie EZ3

Jeux de société

Entre fiction et réalité, court-métrage et plateau, postures singulières et danses multiples, Jeux de société s’attache aux phénomènes d’appartenance au cœur de nos sociétés. Une chorégraphie exigeante et sensible où gestes et sons se répondent, se confondent ou s’opposent. La nouvelle création d’Ezio Schiavulli se fait l’écho d’un monde en transformation.

 

Ezio Schiavulli mène depuis des années ses recherches chorégraphiques autour des problématiques sociétales : l’individu, ses besoins, ses peurs, les conséquences de ses décisions sur les autres. Œuvrant entre création et pédagogie, danse et musique, il articule son travail autour de l’idée du passage, de la transition d’un état à l’autre. Après avoir fait un retour sur son propre parcours dans Heres : au nom du fils, pièce hautement percussive qui interroge les relations père-fils, il se tourne vers la littérature et les sciences sociales pour Jeux de société. Parmi ses premières sources d’inspiration, les recherches du psychiatre Éric Berne sur Les États du Moi, le roman d’Haruki Murakami, Kafka sur le rivage, et La Ferme des animaux de George Orwell. Matières qui nourrissent cette nouvelle création et l’orientent du côté de la métamorphose des corps et des espaces. Structurée en plusieurs tableaux, finement sertie par les architectures sonores d’Antonello Arciuli, la pièce fait la part belle aux interprètes. Pas, souffle, gestuelle fluide, mouvement en boucle, harmonie ou contrepoint, l’écriture précise d’Ezio Schiavulli se déploie sur une énigmatique scène en friche. Elle questionne l’indépendance sous contrainte, le besoin d’appartenance et la volonté de s’émanciper propre aux sociétés humaines.