Alain Platel

©Chris Van Der Burght

Alain Platel

Orthopédagogue de formation, Alain Platel fonde en 1984, à Gand, un collectif de danse qui prend bientôt le nom des ballets C de la B. Artiste autodidacte, il apprend le métier de chorégraphe sur le tas et opte, dès ses débuts, pour le mélange des genres. Regroupant des interprètes issus de différents pays et mondes artistiques, ses spectacles articulent avec brio danse, théâtre et musique pour donner voix aux plus éprouvés. Un style engagé et empreint d'humanité, qui lui vaut rapidement une notoriété internationale. Parmi les plus théâtrales, Moeder en kind (1995), Bernadetje (1996) et Allemaal Indiaan (1999), ou les plus remarquables La Tristeza complice (1996), qui met en scène la rue et ses personnages populaires en contrepoint des musiques baroques de Henry Purcell interprètées par un orchestre d’accordéonistes, Iets op Bach (1998). Au faîte de la reconnaissance, Alain Platel choisit alors d'orienter son travail vers une danse plus simple, nerveuse, voire ascétique et s’approche des formes opératiques. Cette inspiration le porte notamment à créer vsprs (2006) d'après l'œuvre de Monteverdi, pitié ! (2008), sur une musique de Jean-Sébastien Bach et le conduit jusqu’à aujourd’hui avec son spectacle cosigné avec le musicien et compositeur Fabrizio Cassol, collaborateur de longue date, Requiem pour L