13 > 15.06

Quartier Neuhof / Meinau

gratuit

EXTRA ORDINAIRE

EVÉNEMENTS ARTISTIQUES DANS L’ESPACE PUBLIC

DES RENDEZ-VOUS AVEC VOUS
Pendant trois jours, aux pieds de vos immeubles, dans les cours et les jardins, des musiciens, metteurs en scènes, chorégraphes, danseurs, artistes visuels, graphistes et scénographes, associés à des habitants de la Meinau et du Neuhof vous donnent rendez-vous.
Ils auront travaillés pendant plusieurs semaines pour mettre en forme des représentations et témoignages de leurs vies ici et maintenant. Des histoires inventées, réécrites, magnifiées, des mémoires d'immeubles, des parcours sensibles, des cérémonies, des danses et des moments festifs sont au programme.
C'est grâce à la mobilisation de plus de vingt associations et structures de ces deux quartiers que le projet a pris forme. Chacun des 10 artistes invités a écrit, avec des participants amateurs volontaires, une proposition artistique originale.
C'est dans cette dynamique que le parcours a été conçu.
Une aventure qui démarre Place de l'Ile de France à la Meinau pour aboutir au Parc Schulmeister en passant par le quartier du Neuhof.
 
Ce programme est présenté par
POLE-SUD CDCN
le collectif ScU2
l’Espace Django
la HEAR (Haute Ecole des Arts du Rhin)
 
En partenariat avec 
le Comité des Peuples
la Médiathèque de la Meinau
le Centre Socio-Culturel de la Meinau
la JEEP Meinau
Meinau Services
l’association Femmes Progrès
le collège Lezay Marnésia
Ambiance Mauricienne
Éveil Meinau
l’Oasis de la rencontre
Agate
le Centre Social et Culturel du Neuhof
la JEEP Neuhof
La RESU
l’AFEV
CDC Habitat ADOMA
CUS Habitat
l’association UNIS VERS le SPORT`
le Théâtre Sauve qui Peut
 
est soutenu dans le cadre du contrat de ville par
la Ville de Strasbourg
le Commissariat Général à l’Egalité des territoires (CGET)
le Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Grand Est
le Conseil Départemental du Bas-Rhin
reçoit l’aide de
l’ONDA
la Caisse des Dépôts
l’Institut Français d’Afrique du Sud
 
 
RECHERCHE DE PARTICIPANTS
 
LES ARTISTES INVITÉS
CATHERINE BOSKOWITZ 
« Un projet avec des femmes du quartier, de mon âge, de la maturité, soit entre 40 et 60 ans ». Ainsi a débuté le travail collaboratif d’écriture commune développé par Catherine Boskowitz à la Meinau à la suite de ses rencontres avec des habitants. Objectifs : construire des fictions, des spectacles à partir des récits de femmes d’un quartier. Le fil rouge de cette proposition : « Mettre en scène 10 mn de sa vie ».
Ces travaux prendront la forme d’une présentation publique durant EXTRA ORDINAIRE avec l’idée de confier à 5 à 6 femmes investies dans ce projet la mise en espace de ces travaux communs sous forme d’installation théâtrale.
 
Co-conceptrice du projet Fictions Ordinaires, développé avec Jean-Christophe Lanquetin à Medellin (Colombie), Fort de France (Martinique) et Port au Prince (Haïti), Catherine Boskowitz est metteure en scène et artiste, principalement pour le théâtre. Son parcours, depuis toujours ancré dans une relation aux contextes, notamment non européens (continent africain, Caraïbes, monde arabe), s’origine dans un travail mené à Aubervilliers. Actuellement artiste associée à la Mc93 Bobigny, la metteure en scène y mène un travail sur le territoire autour de la question des migrants. Il débouchera sur une création en 2019. 
 
BOYZIE CEKWANA 
Boyzie Cekwana a été en résidence de recherche à l’invitation de POLE-SUD et de la HEAR (programme de recherche Play>Urban) en mars 2018. Le but de cet accueil consistait notamment à mieux connaître le territoire de la Meinau ainsi que ses enjeux, afin d’y intervenir chorégraphiquement en 2019.
Après avoir orienté sa recherche sur la place des dispositifs de surveillance dans l’espace urbain, la manière dont ils formatent nos corps et les espaces de liberté que nous pouvons générer, il interviendrait à la Meinau, avec un groupe de réfugiés anglophones du quartier du Neuhof.
 
Boyzie Cekwana, danseur et chorégraphe, est l’une des figures les plus singulières et emblématiques de la scène chorégraphique sud- africaine. La particularité de son travail se fonde sur l’engagement des corps dans des contextes différents et sur les questions urgentes soulevées par le monde actuel. Sa dernière création « The last king of Kakfontein » a été présentée en 2017 au Festival de Marseille, au Festival d’Avignon, et au Zurcher Theater Spectakel à Zurich notamment. 
 
FANNY DE CHAILLÉ 
Fanny de Chaillé travaille avec un groupe de personnes volontaires pour qu’elles « deviennent des livres et soient consultées » par le public. Au fil des rencontres avec l’artiste, le contenu des livres apparaît : il s’agit d’un point de vue d’une personne sur un sujet, un thème, une histoire. Celles et ceux qui donnent corps à la bibliothèque sont les acteurs de la société comme nous le sommes tous, quel que soit le rôle que nous y jouons et quelle que soit son importance.
Pendant une vingtaine de minutes, chaque personne-livre revêtue d’un T-shirt avec le titre de son propre texte, une histoire le concernant, la raconte au lecteur. Le lecteur dispose d’un choix de livres variés qu’il peut consulter sur place, dans une médiathèque, ici celle de la Meinau.
 
Déjà accueillie à POLE-SUD avec plusieurs de ses projets atypiques, Fanny de Chaillé, s’intéresse avant tout à la langue, aux espaces qui se trament derrière ses aspects prêts à l’emploi et ses images dramatiques stéréotypées. Un travail qu’elle a développé – sans souci du genre artistique : théâtre, danse ou performance – avec des pièces telles que « Karaokurt », un karaoké de la célèbre Ursonate de Kurt Schwitters, ou « Les Grands », spectacle avec des adolescents présenté à POLE-SUD en 2019. L’artiste, autrefois assistante pour le chorégraphe Daniel Larrieu, cherche à faire résonner la langue comme un objet plastique et un jeu de sens multiples. Elle est actuellement artiste associée à l’Espace Malraux, scène nationale de Chambéry et de la Savoie. 
 
FRANÇOIS DUCONSEILLE 
François Duconseille engage un projet avec la JEEP du Neuhof via leur programme de « Bibliothèque de rue ». Le livre et ses développements sont pensés comme médiums et prétextes à produire la rencontre entre sphère sociale et espaces intimes. Il s’agit ici de raconter l’histoire d’un immeuble au travers de ses histoires individuelles. Il se développera par la création matérielle d’un vrai livre et de sa version virtuelle par une projection de ses pages et de ses images sur la façade de l’immeuble.
 
François Duconseille circule entre différentes pratiques. Il est scénographe de théâtre, d’exposition et d’événements, conçoit des plateaux de télévisions, produit avec son complice Jean-Christophe Lanquetin les « Scénographies Urbaines » et le programme de recherche « Play>Urban », enseigne la scénographie à la HEAR tout en poursuivant des projets personnels entre performance, installation et dessin. Depuis début 2018, il a initié avec l’auteur camerounais Lionel Manga « L’Atlas des Tiers » et les « Nuits excentriques » dont l’objet est la réintégration de ce Tiers disqualifié/déconsidéré par l’européocentrisme et rejeté à la marge du monde dont la postérité de Christophe Colomb et des Lumières continue de se prendre pour le centre inexpugnable. 
 
GAËTAN GROMER 
Pour EXTRA ORDINAIRE Gaëtan Gromer réalisera une troisième version du « Chant des immeubles », dispositif sonore prenant la forme d’une application pour smartphone, créé in situ et qui permet d’explorer l’espace public guidé par ces chants. L’utilisateur se promène entre les immeubles et écoute la pièce qui se crée en fonction de ses déplacements. À l’approche d’un immeuble, ce dernier se met à « chanter » de sa voix singulière, si l’on est proche de plusieurs immeubles, ils se mettent à chanter en chœur. Les déplacements de l’utilisateur recomposent instantanément cette symphonie du bâti. Pour cette nouvelle version au Neuhof, Gaëtan Gromer créera une pièce mêlant le chant des immeubles aux chants de ses habitants. Il s’agira alors de récolter des idées mélodiques qui seraient issues du patrimoine personnel des volontaires et profiteraient de la richesse culturelle et linguistique du quartier. On pourrait y croiser une berceuse d’Anatolie, un chant russe ou encore, issu des cultures urbaines, un texte actuel scandé... Lors de la restitution publique, une performance évènement réunira plusieurs dizaines d’habitants chanteurs amateurs et des chorales locales pour le lancement de la visite de ce projet.
 
Artiste sonore, Gaëtan Gromer mène conjointement une activité d’écriture musicale contemporaine pour la scène et l’image, la réalisation d’installations sonores et de performances où le live electronic lui permet de créer, en temps réel, de la musique à partir de diverses sources acoustiques concrètes, parfois instantanées (émissions de radio, bruits de l’environnement, paroles du public, instruments de musique, etc.). Il assume, depuis 2009, la direction artistique du collectif d’arts numériques sonores Les Ensembles 2.2. Très attiré par l’interdisciplinarité, il multiplie les collaborations avec des artistes comme Maria La Ribot, Philippe Boisnard, Paul Hossfeld, Germain Roesz, Zahra Poonawala, etc. 
 
JEAN-CHRISTOPHE LANQUETIN 
Depuis le printemps 2018, Jean-Christophe Lanquetin accompagne les équipes de Meinau Services dans leurs tournées de nettoyage du quartier, tournées qu’il documente sous la forme de travellings vidéo. Meinau Services, c’est 25 ans d’engagements au service des habitants et du quartier et c’est aussi le premier employeur sur ce territoire. Cette association génère un très important lien social et offre des emplois aux habitants les plus en difficulté. C’est dans ce contexte fort et actif que Jean-Christophe Lanquetin puisera la matière d’une performance ludique et festive.
Son projet pour EXTRA ORDINAIRE consistera en une performance, une marche collective avec ces équipes dans les rues du quartier. Elle mettra en scène à la fois leur travail, leur regard et les questions qu’ils se posent par rapport à la vie du quartier, ceci de manière à la fois ludique, joyeuse et belle.
 
Jean-Christophe Lanquetin est artiste, scénographe et enseignant (à la HEAR / Strasbourg - où il est co-porteur du programme de recherche « Play>Urban »), et co-fondateur avec François Duconseille du collectif ScU2 porteur des résidences de Scénos Urbaines. Scénographe, il travaille régulièrement aux cotés de chorégraphes et d’artistes et metteurs en scène venus du continent africain (Boyzie Cekwana, Faustin Linyekula, Andreya Ouamba, Sello Pesa, Fatou Cisse, Opiyo Okach, Steven Cohen, etc.) mais aussi avec les metteurs en scène Catherine Boskowitz, Leyla Rabih, Guy Régis Jr, le collectif La Horde... Ses projets personnels, collaboratifs ou solo, (mixant installations vidéo, photographies, dessins, textes), déconstruisent les notions de scène, de (re)présentation, de spectateur, via des projets articulés contextuellement, des dispositifs de recherche artistique dans l’espace urbain et ce dans divers lieux de par le monde. 
 
ANDROA MINDRE KOLO 
En tant que performeur, Androa Mindre Kolo a un talent singulier pour construire des rencontres, des liens, pour emmener les gens avec lui dans ses performances. Pour dialoguer. À la frontière entre création et enjeux sociaux, son travail considère le corps comme émetteur et récepteur des conflits, des plaisirs, des questions qui traversent le monde aussi bien que sa propre histoire. Pour le projet EXTRA ORDINAIRE, Androa s’intéresse aux rituels associés aux morts et voudrait de manière symbolique organiser une cérémonie funéraire sur une place ou dans un parc de la Meinau. Ce projet prendra la forme de rencontres individuelles avec des habitants du quartier pour imaginer avec eux une manière artistique et musicale de rendre hommage à leurs morts. C’est la somme de ces individus qui constituera cette cérémonie imaginaire.
 
Androa Mindre Kolo vient de Kinshasa (RdC), il est diplômé de la HEAR et réside à Strasbourg. Il a participé à plusieurs Scénos Urbaines (Kinshasa, Dakar, Port au Prince), en proposant des interventions urbaines performatives très spectaculaires. Il a travaillé notamment avec Steven Cohen, Esther Ferrer, et récemment son travail a été présenté au Tarmac à Paris. Il est co-commissaire d’une exposition d’artistes kinois qui sera présentée en 2018 à Sète [MIAM] et à Paris [Cité de l’Architecture] en 2020. Il travaille régulièrement avec POLE-SUD, qui soutient un projet au long cours, un retour dans le village de son enfance, à Aru, à la frontière entre l’Ouganda et la RdC. 
 
ANDREYA OUAMBA 
Andreya Ouamba souhaite développer une installation qui chorégraphie les corps qui y pénètrent, soit en premier lieu les habitants. Il parle de labyrinthe, de parcours. Au cœur du projet, développer un espace intime à l’intérieur de ce labyrinthe pour présenter des performances d’artistes amateurs de la Meinau ou du Neuhof, dont la carrière artistique n’a pas pu continuer ou n’a jamais eu lieu. Une manière de donner un espace et de renouer avec une histoire. Seront concernés, des musiciens, danseurs, chanteurs, comédiens ou plasticiens.
 
Danseur et chorégraphe, Andreya Ouamba vient de Brazzaville et réside à Dakar. Accueilli en résidence à POLE-SUD en 2017 pour sa nouvelle création, « De quoi sommes nous faits ? », (première en mars 2018 à l’Atelier de Paris - Carolyn Carlson avant le Théâtre de la Ville), il est revenu la présenter à POLE-SUD à l’automne 2018. La question de l’espace urbain et de ses publics qui traverse sa démarche s’exprime aussi dans les ateliers AexCorps qu’il anime à Dakar depuis 2002. Il crée des chorégraphies, des spectacles et des interventions physiques pour l’espace commun. Son énergie et sa capacité à inventer avec ce qu’il trouve sous la main – les contextes, les personnes, les espaces, les objets – sont pour lui une manière de questionner l’état du monde dans lequel il vit, et notamment le continent africain, d’où il est originaire. 
Figure importante sur la scène chorégraphique contemporaine africaine, Andreya Ouamba et sa compagnie ont accueilli les Scénos Urbaines à Dakar en 2012-13. 
 
NINA STØTTRUP LARSEN 
Nina Støttrup Larsen observe la manière dont le quartier de la Meinau change, et l’impact de ce changement sur la vie des habitants. Pour EXTRA ORDINAIRE, elle réalisera une communication singulière de l’évènement en prenant pour base les témoignages et les activités réelles des habitants du Neuhof et de la Meinau. L’actualité, le quotidien, les évènements locaux ... La base de la communication de l’évènement EXTRA ORDINAIRE se jouera justement dans l’ordinaire, le journal de quartier, les potins et les annonces du quotidien.
 
Nina Støttrup Larsen est artiste, graphiste danoise, vivant à Amsterdam. Elle est co-fondatrice avec Femke Herregraven du collectif Bitcave, et a à ce titre réalisé de multiples campagnes pour des festivals, des lieux de création, ainsi que des livres. Depuis quelques années elle développe une recherche plus personnelle d’artiste et travaille notamment sur le franc CFA et son histoire. Elle est actuellement en résidence à Schloss Solitude [Stuttgart]. Nina Støttrup Larsen a participé aux Scénos Urbaines de Dakar, St Denis de la Réunion et Port au Prince. Elle est co-curatrice d’EXTRA ORDINAIRE. 
Par ailleurs, elle a réalisé le numéro 2 de la revue Play>Urban sorti en mai 2018 lors de l’exposition Fictions Ordinaires à la Chaufferie galerie de la HEAR. 
 
ABDOULAYE TRÉSOR KONATÉ 
Dans le cadre du projet EXTRA ORDINAIRE, Abdoulaye Trésor Konaté va chorégraphier et mettre en scène un bal dansant. L’idée est de proposer aux jeunes et aux habitants un moment festif, ludique et chaleureux. Il souhaiterait développer ce projet avec un groupe de jeunes adolescents de la Meinau et du Neuhof dans une série d’ateliers conduits pendant les vacances scolaires (février et avril) et au moment de la résidence en juin.
 
Interprète tant du côté des danses traditionnelles que du geste contemporain, Abdoulaye Trésor Konaté enrichit sa formation auprès de grands chorégraphes français et africains puis fonde en 2013 sa première compagnie Jasp’dance devenue aujourd’hui Ateka Cie. Chorégraphe et pédagogue, il voit la danse comme un outil de dialogue et de transmission. Installé à Strasbourg, il a créé le solo fondateur de sa propre danse Colibri/Humming-Bird, un duo avec la chorégraphe guadeloupéenne Myriam Soulanges, « Rien à aborder » et poursuit depuis d’autres projets, notamment une prochaine pièce à plusieurs, « Sucre », tout en menant simultanément différents travaux pédagogiques, ateliers, workshops, etc. 

Saison 18/19

13 > 15.06

Quartier Neuhof / Meinau

gratuit
13 > 15.06

Quartier Neuhof / Meinau

gratuit