ÉDITO

La crise que nous venons de traverser a révélé la fragilité d’un monde confronté à des événements inconnus. L’arrogance de nos sociétés envers les défis de la nature n’a pas fait le poids. Nous voici aujourd’hui face à de nouvelles alternatives, avec de nouvelles responsabilités si l’on veut faire aboutir des idées respectueuses de son prochain et de la planète. La culture n’est pas exclue de ce débat.
La question du corps contraint, du corps social et du corps de l’autre, de sa distance ou de son danger a été au cœur des dispositifs de protection. Cela donne à réfléchir. Quid du langage des corps et de son expression ?

Dès mars dernier, notre programme 20/21 était bouclé. L’affiche était florissante et internationale. Nous étions face à de nombreux défis. Il nous a fallu interrompre une saison en cours, un festival et dans le même temps reconstruire, sans indications précises, une éventuelle saison suivante.
Après une longue période d’incertitude, nous avons fait le choix de maintenir nos propositions artistiques avec quelques aménagements de calendrier et de programmes pour l’automne. Nous déclinerons ici cette foisonnante saison par trimestres.

En septembre et octobre, nous vous proposons une entrée en matière concrète et intense que nous avons intitulée “Programmes(s) Commun(s)”. Quatorze artistes compagnons ont imaginés des parcours artistiques originaux, intégrant les contraintes sanitaires et se déclinant sous plusieurs formes : résidences, spectacles, performances, tables rondes, films et parcours sensibles de jour comme de nuit.

Une façon de s’adapter, d’être créatifs et surtout l’occasion de donner du travail à une profession qui a beaucoup souffert des annulations et reports.

Nous vous avons préparé une très belle saison 20/21, libre et aventureuse, avec une programmation optimiste qui espère accueillir des artistes de plusieurs continents comme cela était prévu avant l’arrivée du fameux virus.

C’est un risque, un pari que nous relèverons avec vous !