Artiste associé

On sait que les maisons ont besoin des artistes pour proposer de nouveaux gestes, pour être traversées par l’esprit de la création, son énergie, ses questionnements. On sait aussi que les artistes ont besoin de maisons pour les soutenir, pas seulement en termes économiques mais aussi pour les espaces de travail qu’elles peuvent offrir, pour le temps de maturation que nécessite l’approfondissement de leur démarche. Aussi, depuis 2016, le Ministère de la culture a mis en place au sein des CDCN un dispositif en faveur de la danse. A l’image de certains théâtres, ils ont doté ces établissements d’un statut particulier, l’artiste associé. Sur une durée de trois ans, un chorégraphe est invité plus régulièrement à s’impliquer dans le lieu. Il y gagne des financements pour son travail, des espaces pour répéter et s’engage de son côté dans un certain nombre de principes définis en amont avec la direction du lieu qui l’accueille. Il s’agit alors d’une autre forme d’implication artistique : un temps de présence plus fréquent qui peut comprendre différents types d’échanges et de rencontres sur un territoire, comme mener des actions, des projets avec le public ou avec des établissements scolaires notamment.

Le statut d’artiste associé est précieux pour les compagnies de danse. Les chorégraphes y trouvent notamment des moyens de produire un spectacle que la plupart ne pourraient obtenir seuls, mais aussi un accompagnement et une forme d’ancrage temporaire pour déployer leurs activités dans de multiples dimensions, recherche, pédagogie …

Après presque quatre saisons passées en la compagnie d’Amala Dianor, le relais est passé à Étienne Rochefort, directeur artistique de la compagnie 1 des Si.