Outre le label national de Centre de Développement Chorégraphique acquis en novembre 2015, la nouvelle saison qui s’amorce nous réserve d’autres bonnes surprises. C’est dans une salle de spectacles rénovée, avec de nouveaux fauteuils et une nouvelle atmosphère que nous aurons le plaisir de vous accueillir dès septembre 2016. 
Les nouvelles missions qui nous sont confiées nous incitent à nous poser la question de notre développement sur un territoire élargi.
Au cœur de cette réflexion il y a la conviction qu’un lieu comme celui-ci, relativement atypique, qui agit à partir d’un quartier périphérique, sur l’éducation artistique et culturelle, en lien avec la production, la diffusion et les résidences de création met en jeu quelque chose d’unique et de spécifique. Mettre en synergie à la fois des paroles d’artistes, des pratiques de transmission, la compréhension des processus de création, éveiller les enfants et les adultes à la poésie, au langage du corps, à l’approche du monde à travers le geste… Est un exercice complexe, mais c’est un défi que nous sommes heureux de relever année après année. 
Cette labellisation valorise un travail engagé depuis très longtemps et je ne peux que m’en réjouir. Elle réaffirme la cohérence et la légitimité de notre projet et augmente notre responsabilité face à la danse, moins bien perçue, intégrée, reconnue, culturellement que d’autres arts. C’est un combat de longue date que celui de défaire les peurs, les idées préconçues et de démontrer que ce langage est ouvert au monde et structurant pour tous. Nous serons aidés dans cette démarche par la présence pendant 3 ans d’un nouvel artiste associé, Amala Dianor qui ouvrira et clôturera la saison 16/17 avec ses deux plus récentes pièces et qui développera avec de nombreux partenaires tout un programme d’actions et de sensibilisation à la danse. 
Un projet se construit à l’échelle non pas d’une saison mais de plusieurs. Il nous incombe de varier les esthétiques, d’accompagner des démarches d’auteur dans toute leur dimension, dans la durée aussi, pour développer non pas la consommation d’un spectacle mais l’approche et l’approfondissement d’un geste artistique, la connaissance d’une œuvre. Il y a donc tout un état d’esprit à entretenir avec tous nos partenaires. Il est fait de confiance, de fidélité et de curiosité envers de nouvelles démarches de création. 
La période qui s’ouvre à nous est donc un nouveau départ, avec l’expérience en plus. 
Joëlle Smadja,
Directrice
 
 
 

Une saison chasse l’autre, apportant son lot d’affinités et de nouveautés. Parmi les différentes fonctions d’une nouvelle programmation, il y a l’idée de veiller à ce que l’histoire de la danse continue de s’écrire avec des choix clairs d’accompagnement artistiques et publics.

Cette nouvelle saison 2016 - 2017 comprend 28 spectacles dont ceux du festival EXTRADANSE mais sans compter ceux de la prochaine édition d’EXTRAPOLE. Dans les studios de POLE-SUD se succéderont 9 artistes en résidence, et hors les murs, dans les locaux du Ballet de Lorraine-CCN de Mulhouse, et en coréalisation, deux autres équipes artistiques.

Les jours qui viennent s’annoncent mouvementés et pleins de promesses.

On retiendra que nombreux sont les artistes à parler de mémoire, d’Histoire, de conflits mais aussi de filiations, de générations, entre miroir du présent et questions pour demain. Certains à partir de rituels, Abdoulaye Konaté, Radhouane El Meddeb, d’autres à partir des guerres du XXè siècle et post-coloniales, François Verret, Eszter Salamon, Vidal Bini, Maguy Marin. Certaines pièces questionnent le présent sur un mode fantastique WhormHole, La mécanique des ombres, Donne-moi quelque chose qui ne meurt pas. D’autre en traitant de la famille, de son plus petit noyau Moeder, à son sens le plus large, la communauté artistique et humaine, De(s)génération, Singspiele, Umwelt.

Ce fil continu se double d’un autre, plus proche des menaces et des failles sociales, avec les spectacles Rocco ou Heroes. Entre ces deux lignes d’autres motifs circulent : qu’en est-il du corps et du discours, comment parler autrement ? Comment inventer d’autres dispositifs scéniques ? On retrouve là Georges Appaix, la compagnie Wooshing Machine, Olga Mesa et Francisco Ruiz de Infante ainsi que la metteure en scène Anne Théron.

 
 
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