VISUEL_SAISON1718

©Bertil Nilsson
Nous avons ajouté cette année une nouvelle lettre à notre fronton. Le CDC devient CDCN - Centre de Développement Chorégraphique National. Appréhender la danse dans toutes ses dimensions - production, diffusion, actions artistiques, formation, développement, repérage, accompagnement... demeure notre mission. La tâche est vaste et le projet fécond.
Nous avons engagé cette aventure en avançant pas à pas. Nous pouvons aujourd’hui nous réjouir d'un parcours riche de rencontres, de projets et de découvertes au service d'un public chaque jour plus fidèle et plus proche.
Nos défis sont multiples. A la fois donner un espace de parole aux créateurs, des lieux de fabrique, des moyens pour travailler et ouvrir les portes au plus grand nombre. L'équation est simple, nous ne pouvons que progresser ensemble.
Désirs d'horizons
Emprunté au titre de la pièce de Salia Sanou présentée en avril prochain, ce titre évoque à la fois l'espoir et l'envie d'un monde meilleur.
La saison 2017/2018 est une saison porteuse de sens et d'engagement. Les artistes conviés sont chacun à leur manière les témoins et passeurs des échos du monde.  La communauté artistique prend acte de tous les bouleversements de la planète, dans ses dimensions politiques, environnementales, sociales, citoyennes. On ne peut faire fi de ce qui nous entoure et l'art est probablement l'espace poétique le plus légitime pour apprécier ces mouvements, ces changements et la mondialisation de ces phénomènes.
Cette nouvelle saison s'envisage comme un voyage, une traversée d'émotions, une occasion unique de découvrir le visage de l'Autre.
Joëlle Smadja
Directrice
 
 
Lever le voile sur une saison de spectacles, c’est aussi renouer avec les émotions les plus vives ou enfouies. A travers ces démarches singulières, le monde nous regarde et se ressent autrement, vibrant en écho aux plus vives, tendres ou fâcheuses questions de notre présent.
Les Kubilai Khan Investigations reviennent avec de poétiques fictions nomades. Gisèle Vienne questionne les formes de la violence et de la fête au 21è. Des danses dites « post-internet » à travers la pratique du Jumpstyle pour (LA)HORDE ou des rituels chiites revisités par l’artiste libanais Ali Chahrour, d’autres voix se font entendre.
Beaucoup cultivent l’art de la rencontre, cet événement rare et précieux apte à nous transformer. C’est le cas des projets d’Amala Dianor ainsi que des artistes asiatiques Olé Khamchanla et Pichet Klunchun. Quant à l’idée du vivre ensemble, pour Emmanuel Eggermont, elle passe par la cité.
Autres couleurs pour Daniel Larrieu qui voit la vie en rose, Claire Jenny qui enjambe les injonctions du « Tiens-toi droit !!! » ou Brahim Bouchelaghem qui s’inspire des récits d’enfants pour danser une fable d’aujourd’hui. Tonique, Louise Lecavalier se joue du corps invisible dans ses armures d’aujourd’hui, Thomas Hauert s’intéresse avec jubilation à ses aspects « inaudibles ». Alors que Jann Gallois chorégraphie le mouvement d’union et de désunion entre les êtres, Julie Nioche se penche sur les traces des histoires d’amours. Si l’artiste iranien Ali Moini évolue entre corps et avatar, Marcos Morau, chorégraphe catalan réveille les fantômes de l’histoire de l’art. Double visage pour Lisbeth Gruwez avec une pièce qui fait de la peur un thriller et qui aussi danse en hommage au poète Bob Dylan. 
 
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