Francisco Ruiz de Infante

Francisco Ruiz de Infante

artiste multimédia

Artiste « hors-format », Ruiz de Infante appartient à une génération dont la sensibilité est marquée par la rencontre et la confrontation des machines audiovisuelles pour le control et le divertissement avec des matériaux apparemment simples et quotidiens. Il jongle sans complexes entre la haute technologie et le bricolage d'urgence. Ruiz de Infante reconstruit la manière dont fonctionne la mémoire lorsqu’elle nourrit le présent : par saccades pleines d’erreurs d’information, ou comme un torrent d'images qui recommencent sans fin.

Son travail participe des arts plastiques, de la littérature, de la musique, de la vidéo et, ces dernières années, trouve sa forme principalement dans des installations audiovisuelles.

Généralement éphémères, ses oeuvres sont le résultat d'un travail in-situ. Elles se construisent formellement pour, autour, et dans l'espace et le contexte qui les provoquent. La notion de parcours ou de circuit est prédominante. Il invente de fragiles architectures en construction, à mi-chemin entre la ruine et le chantier.

Il a exposé des projets importants au Musée Guggenheim de Bilbao, à l’ARC Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, au MNCA Reina Sofía de Madrid, à la Kunst-halle de Bonn, au PAC de Milan, au Stedelijk Museum d’Amsterdam, au Ujazdowki Castel de Varsovie, à la Ferme du Buisson (Noisiel-Paris), à la Biennal Site SANTA FE (USA), au ZKM de Karlsruhe, la Kunst-Halle de Bonn, au Musée Carrillo Gil de Mexico, l’Institut Cervantes de Casablanca…

Depuis 2006 il travaille sur le cycle d’expositions et interventions plastiques « BlueSky » qui se concrétisent dans des projets individuels et collectifs en Argentine (Espacio Fundación Telefónica et CCEBA de Buenos Aires) , France (Nuit vidéo de Nancy, Atheneum de Dijon), Espagne (Artium de Vitoria-Gasteiz), Turquie (Biennale d’Izmir)...

Souvent inquiétantes, ses œuvres submergent le spectateur dans une intense expérience physique et mentale.

Dans le champ de la vidéo monocanal, il faut signaler le long métrage “Les Loups” (1995) et le court “Les Choses Simples” (prix découverte au Festival du nouveau Cinéma de Montréal 1993), “Collisions sans titre” (2001) et “B.S.o.D. -training attitude-“ (2009).

Actuellement il réalise des films évolutifs dans la série « BlueSky » (« HolyBile », « Apprendre à taper », …) et travaille dans  la réalisation du  long métrage : “Écosystèmes”

Plusieurs de ses vidéos peuvent être vues dans la collection du MNAM Centre Pompidou (Paris) et du Musée Reina Sofía (Madrid) parmi de nombreuses autres collections de musées et de médiathèques internationales. 

Dans le terrain des arts du spectacle, les collaborations (dans le sens le plus ample du terme) avec le chorégraphe Loïc Touzé (Un Bloc en 1997 et S’il y a lieu en 1999) et avec le compositeur Christian Sébille (depuis 2003) ont été des expériences nécessaires pour inventer des relations plus complexes avec le spectateur.

Il collabore dans le projet chorégraphique « LabOfilm » de Olga Mesa (Fr, Esp, Pt) depuis 2010 et coréalise avec elle le projet en 4 actes "Carmen/Shakespeare" (2013-15)

Ayant une Licence en Peinture et en Techniques audiovisuelles de la Faculté du Pays Basque et un Master Multimédia de l’ESNBA de Paris, il est enseignant et coordinateur du groupe de recherche en Arts Hors-Format de la Haute école des Arts du Rhin (HEAR / ESADS) et également co-directeur artistique du Centre des Rives (un laboratoire pour l'art contemporain et le documentaire en milieu rural).