12.01 > 08.06

PRATIQUE DE L'INTERPRÈTE

TRAINING PRO HEBDOMADAIRE

Présenté avec le TJP et le TNS

À destination des artistes professionnels

L’artiste de la scène constitue son propre instrument de travail. Comment l’entretient-il régulièrement ? 
Le TJP - CDN d’Alsace, le THÉÂTRE NATIONAL DE STRASBOURG et POLE-SUD, CDCN proposent un temps de pratique hebdomadaire, de training et d’échange avec des artistes proches de leurs projets.
 
1ER SEMESTRE 2018 - 18 séances :
 
VE 12 JAN - 10:00 > 13:00 - Pratique autogérée*
VE 19 JAN - 10:00 > 13:00 - Dominique Starck
VE 26 JAN - 10:00 > 13:00 - Michaël Cros
 
VE 02 FÉV - 10:00 > 13:00 - Audrey Bonnet
VE 09 FÉV - 10:00 > 13:00 - Judith Henry
VE 16 FÉV - 10:00 > 13:00 - Pratique autogérée*
VE 23 FÉV - 10:00 > 13:00 - Blandine Savetier
 
VE 02 MARS - 10:00 > 13:00 - Abdoulaye Konaté
VE 09 MARS - 10:00 > 13:00 - Vidal Bini
 
VE 06 AVR - 10:00 > 13:00 - Abdoulaye Konaté
VE 13 AVR - 10:00 > 13:00 - Pratique autogérée*
VE 20 AVR - 10:00 > 13:00 - Claude Duparfait
VE 27 AVR - 10:00 > 13:00 - Vidal Bini
 
VE 04 MAI - 10:00 > 13:00 - Gabriel Hermand-Priquet
VE 18 MAI - 10:00 > 13:00 - Stanislas Nordey
VE 25 MAI - 10:00 > 13:00 - Olga Mesa
 
VE 01 JUIN - 10:00 > 13:00 - Michaël Cros
VE 08 JUIN - 10:00 > 13:00 - Pratique autogérée*
 
* Les pratiques autogérées se dérouleront sur la base d’un protocole proposé en début de séance.
 
Renseignements : Véronique Ejnes / vejnes@tjp-strasbourg.com / 06 86 77 50 74
Inscription via doodle : https://doodle.com/poll/fw54up492mwcxsea
Abonnement : 60 euros (le semestre - 18 séances)
À la séance : 10 euros (prise à l’unité dans la limite des places disponibles)
 
 
LES INTERVENANTS
 
Dominique Starck
Dominique Starck est peintre, danseur butô et enseignant de yoga.
Il vit à Seebach dans le nord de l’Alsace. Né en 1963 à Wissembourg.
Après des études à l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg et un passage à la Kunstakademie de Düsseldorf, Dominique Starck se forme à la danse butô, à la danse contemporaine et au yoga.
Il expose régulièrement ses peintures et crée depuis 1991 des spectacles en France et à l’étranger.
Il a organisé des événements culturels alliant arts visuels, musiques contemporaines et danse butô à Strasbourg et en milieu rural.
La danse butô est une danse contemporaine impulsée par Tatsumi Hijikata à la fin des années 50 dans un Japon encore traumatisé par la guerre. Danse de la révolte qui a fait voler en éclats les héritages du passé tant occidentaux (la danse moderne) que traditionnels (théâtre Nô, Kabuki), son influence jusqu'à aujourd'hui a de loin dépassé le monde de la danse. La danse butô ne réside pas dans une composition linéaire de mouvements du corps, mais dans l'exploration de la profondeur du corps lui-même. Elle est marquée par une volonté farouche de transformer ce corps, d'en briser la carapace tissée par les habitudes sociales, pour mieux en faire ressortir la beauté spirituelle. 
 
Michaël Cros
Né en 1972, vit et travaille à Marseille.
Artiste transdisciplinaire, Michaël Cros met en jeu des corps, qu’ils soient seuls ou en relation avec leur environnement. Pour cela, il associe les arts de la marionnette, la danse contemporaine et les arts numériques. En 2003, il a fondé La Méta-Carpe à Marseille pour produire promouvoir et diffuser ses projets artistiques. En plus des compétences techniques liées aux médiums utilisés, il a acquis une expertise dans la direction de projets et dans la mise en œuvre de processus créatifs collaboratifs. Il affirme la dimension art-science de ses créations en y associant des chercheurs en sciences humaines (anthropologues, éthologues, philosophes). Son goût pour la transmission l’amène à partager régulièrement ses questions artistiques avec différents publics : enfants, étudiants, publics empêchés, amateurs de tous âges. Il est un collaborateur régulier du TJP.
 
Audrey Bonnet
Après avoir été élève au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris, dans les classes de Stuart Seide et de Jacques Lassalle, elle joue sous la direction de Jacques Lassalle (La Vie de Galilée), Jean-Christophe Saïs (Salinger), Yves Beaunesne (La Princesse Maleine) et Marie-Louise Bischofberger (Visites), avant d’être engagée à la Comédie-Française. Pensionnaire de 2003 à 2006, elle y interprète notamment Chimène (Le Cid), Marianne (Tartuffe), Viola (La Nuit des Rois), l’Âme (Procès en séparation de l’Âme et du Corps), la bergère et le chat (Fables), Salomé (Le Privilège des chemins) dans des mises en scène de Brigitte Jacques, Marcel Bozonnet, Andrzej Seweryn, Christian Schiaretti, Robert Wilson, Eric Génovèse. Elle y crée également Quatre quatuors pour un week-end de Gao Xingjian et Le Début de l’A. de Pascal Rambert. Elle travaille ensuite avec Jean-Christophe Saïs (Pelléas et Melisande, Melisande ; Andromaque, Hermione), Christian Collin (La Double Inconstance, Flaminia), Luc Bondy (La Seconde Surprise de l’amour, Lisette), Oriza Hirita (Sables et Soldats), Daniel Hurstel (Comme il vous plaira, Rosalinde), Bérangère Jannelle (Amphitryon, Alcmène), Gabriel Garran (Gary-Jouvet 45-51). Pour le cinéma, elle tourne avec Julie Lopes-Curval (Bord de mer), Bertrand Bonello (De la guerre) ou Olivier Torres (La Ligne blanche). Elle participe également à plusieurs projets de vidéo art de Romain Kronenberg.
Elle joue au Festival d’Avignon Clôture de l’amour, mise en scène de Pascal Rambert. La saison dernière, elle joue dans Répétitions de Pascal Rambert et dans la mise de Roland Auzet de Dans la Solitude des Champs de Coton de Bernard Marie Koltès. La saison dernière, elle jouait sous la direction de Roméo Castellucci dans Jeanne au bûcher. Avec la Compagnie des Petits Champs, elle joue dans L’Épreuve de Marivaux, et Le Pays lointain de Jean Luc Lagarce (création 2017 au TNS) mise en scène par Clément Hervieu-Léger et Yerma de Lorca dans la pièce éponyme mise en scène par Daniel San Pedro. Depuis 2014, elle est artiste associée au Théâtre National de Strasbourg.
 
Judith Henry
Judith Henry a été étudiante à l’École des enfants du Spectacle et à l’École nationale du cirque et commence au théâtre dès l’âge de 11 ans dans La Sœur de Shakespeare au Théâtre de l’Aquarium sous la direction de Jacques Nichet.
En 1990, elle participe à la création de la Compagnie Sentimental Bourreau avec laquelle elle joue dans Strip et Boniments, Les Carabiniers, La Grande charge hystérique, Tout ce qui vit s’oppose à quelque chose, Les chasses du Comte Zaroff, L’exercice a été profitable Monsieur, Rien ne va plus, Top Dogs, Tendre jeudi, Tristan et…sous la direction de Mathieu Bauer.
Elle joue aussi sous la direction notamment de Matthias Langhoff : Macbeth de William Shakespeare ; Bruno Boëglin : Roberto Zucco de Bernard-Marie Koltès et Les Bonnes de Jean Genet ; 
Michel Deutsch : Imprécations 4 et Imprécations 36 ; André Wilms : La Philosophie dans le boudoir du Marquis de Sade ; Jean-Louis Martinelli : Les Sacrifiés de Laurent Gaudé et Kliniken de Lars Norèn ;
Roger Planchon : S’agite et se pavane de Ingmar Bergman ; Marcel Bozonnet : Jackie d’Elfriede Jelinek ; Alain Françon :  Du Mariage au Divorce, 4 courtes pièces de Georges Feydeau et plus récemment avec Stanislas Nordey et Falk Richter dans Je suis Fassbinder.
Elle signe la collaboration artistique aux côtés de Nicolas Bouchaud et Nicolas Truong pour Projet Luciole ainsi que pour Interview toujours aux cotés de Nicolas Bouchaud et Nicolas Truong.
Au cinéma, elle a collaboré notamment avec René Allio pour Un médecin des lumières et Transit et Philippe Faucon pour L'Amour.
C'est son rôle de Catherine dans La Discrète de Christian Vincent qui la révèle au grand public et lui permet de remporter un César du meilleur espoir. Elle tourne aussi avec Claude Berri dans Germinal qui lui vaut une nomination aux Césars comme meilleure actrice dans un second rôle. Puis tourne sous la direction de Manuel Poirier : A la campagne ; Pierre Salvadori : Les Apprentis ; Christian de Chalonge :  Le bel 1914 ; ou encore Richard Dembo : La Maison de Nina. On la retrouve aux côtés de Jean-Pierre Daroussin dans Les Grandes personnes d’Anna Novion et Rendez-vous à Kiruna, ou Hyppolite Girardot dans Dernier étage gauche, gauche d’Angelo Cianci. Plus récemment elle participe au film de Sébastien Betbeder Le Voyage au Groenland. Elle tourne également pour la télévision. Dernièrement dans les Témoins saison 2 d’Hervé Hadmar aux côtés de Marie Dompnier et d’Audrey Fleurot. 
 
Blandine Savetier
Blandine Savetier a partagé une grande partie de sa vie entre la France et la Belgique. Elle a vécu en Afrique, aux Etats-Unis, en Russie et en Asie Centrale. 
Après un début dans le dessin et une maîtrise d’Arts du spectacle, elle se forme au jeu notamment auprès de Claude Buchvald, Stanislas Nordey, Thierry Salmon (Belgique), Marc Liebens (Belgique), et suit les masterclasses d’Anatoli Vassiliev à Moscou et Paris. Puis elle intègre l’Unité nomade de formation à la mise en scène dirigée par Josyane Horville, et travaille avec André Engel, Bob Wilson et surtout avec Krystian Lupa. Elle travaille comme collaboratrice artistique, notamment avec Stanislas Nordey et Thierry Roisin.
Depuis septembre 2014, elle est artiste associée au Théâtre National de Strasbourg, dirigé par Stanislas Nordey. Auparavant, elle est artiste associée durant 4 ans à la Comédie de Béthune, Centre Dramatique National du Nord-Pas-de-Calais. 
Elle crée son premier spectacle professionnel, Stabat Mater Furiosa de Jean-Pierre Siméon à Bruxelles en 2002 (tournée en France et au Liban) et fonde la compagnie Longtemps je me suis couché de bonne heure. Elle met en scène entre autres : L’Assassin sans scrupules… de Henning Mankell (Comédie de Béthune, Théâtre Gérard Philipe, Théâtre de la Place à Liège), Le Président de Thomas Bernhard (Comédie de Béthune - Théâtre National de la Colline), prix du Syndicat de la critique, Le Marin de Pessoa (Théâtre National de Bretagne), La Petite Pièce en haut de l'escalier de Carole Fréchette (TNB – Festival Mettre en Scène – Théâtre du Rond-Point), Oh les beaux jours de Samuel Beckett (Comédie de Béthune – Théâtre de la Commune Aubervilliers, Théâtre National de Toulouse), La Vie dans les plis d’Henri Michaux (Comédie de Béthune – Théâtre Nanterre-Amandiers), Love and Money de Denis Kelly (Théâtre National de Strasbourg - Théâtre du Rond-Point).
Elle intervient régulièrement comme enseignante dans les Écoles nationales de théâtre (Théâtre National de Bretagne, l'Académie du Limousin, Atelier Volant du Théâtre National de Toulouse, le Centre des Arts Scéniques et le Théâtre National de Bruxelles, l’ENSATT, le Théâtre National de Strasbourg, 1er Acte à La Colline-théâtre national). La direction d’acteurs tient une place centrale dans son travail de metteure en scène et est pour elle un objet de recherche continu.
 
Abdoulaye Konaté
Danseur et interprète vivant à Strasbourg, Abdoulaye Konaté a fait de sa danse son mode d’expression privilégié. Il puise son inspiration tant dans les spiritualités africaines que dans la poésie du quotidien. Interprète confirmé et jeune chorégraphe ivoirien il a aussi vécu un temps au Bénin, où il y a découvert une danse contemporaine d’inspiration africaine dont il a retenu une forme d’ondulation du corps, parfois reptilienne, issue de la culture du serpent. S’il a dansé pour Georges Momboye bien connu des scènes africaines et européennes, et auprès d’Andréa Ouamba, il a aussi côtoyé nombre d’artistes de la création chorégraphique comme Salia Sanou et Seydou Boro qui ont fondé le centre chorégraphique La termitière au Burkina Faso ou, en France, Pierre Doussaint, grand artiste du mouvement, au geste engagé et aux généreux projets et Bernardo Montet de la Compagnie Mawguerite. En 2008, Abdoulaye Konaté a fondé sa propre compagnie, Jasp Cie avec laquelle il se produit dans différents pays d’Afrique : Côte d’Ivoire, Bénin, Burkina Faso, Madagascar, Ile Maurice, Algérie, France. Début 2015, la compagnie devient ATeKa Cie portée par l’association Jasp.
Son solo Humming-bird / Colibri, (création 2016) a été coproduit par POLE-SUD.

 

Vidal Bini

Né en France, Vidal Bini étudie à l'école de l'Opéra et au Conservatoire National Supérieur à Paris. Il rejoint le Ballet de l'Opéra du Rhin en 2000, et devient artiste indépendant en 2003. Il travaille avec Felix Ruckert entre 2003 et 2009, avec la compagnie Le Grand Jeu (Louis Ziegler) depuis 2003, et récemment avec Amaraoui Burner Project, S-H-I-F-T-S et Clément Layes. Il approfondi sa pratique de l'improvisation avec Kirstie Simson. Il fonde la cie KHZ en 2006. Dans son travail chorégraphique, il explore des dynamiques somatiques et sociales, improvisées, comme moyens de créer des moments de présences sensibles dans un contexte performatif. En parallèle, il collabore avec d‘autres artistes comme Robert Clark, Michaël d'Auzon, Lorenzo Gleijieses et Olivier Meyer pour secouer ses pratiques et aboutir un questionnement et une compréhension plus profonde de ce qu'est le fait d'être en scène, cherchant d'autres formes de représentation.

 

Claude Duparfait
Après l’École de Chaillot et le CNSAD de Paris (1988-90), il joue avec Jacques Nichet : Le Baladin du monde occidental (Synge), Silence complice (Keene) ; François Rancillac : Le Nouveau Menoza (Lenz), Polyeucte (Corneille) ; Jean-Pierre Rossfelder : Andromaque (Racine) ; Bernard Sobel : Le Roi JeanThree Penny Lear (Shakespeare), Les géants de la montagne (Pirandello) ; Anne-Françoise Benhamou et Denis Loubaton : Sallinger (Koltès) ; Giorgio Barberio Corsetti : Docteur Faustus d’après Thomas Mann ; Stéphane Braunschweig : La Cerisaie (Tchekhov), Amphitryon (Kleist), Peer Gynt (Ibsen). En 1998, il écrit et met en scène Idylle à Oklahoma pièce publiée aux Éditions des Solitaires Intempestifs, d’après Amerika (Kafka).
En 2001-2009, comédien de la troupe du TNS, il joue sous la direction de Stéphane Braunschweig, dans Prométhée enchaîné (Eschyle), L’Exaltation du labyrinthe (Olivier Py), La Mouette (Tchekhov), La Famille Schroffenstein (Kleist), Le Misanthrope et Tartuffe (Molière) et enseigne à l’École. En 2004, il met en scène Titanica (Sebastian Harrisson) avec la troupe du TNS. En 2008, il est Edouard II (Marlowe) mis en scène par A.-L. Liégeois.
À La Colline avec Stéphane Braunschweig, il joue La Comtesse Geschwitz dans Lulu – une tragédie monstre de Wedekind (2010), Rosmer dans Rosmersholm (2009), Gregers dans Le Canard sauvage (2014, reprise en 2016) d’Ibsen, Le Metteur en scène dans Six personnages en quête d’auteur d’après Pirandello (2012) ; en 2010, il reprend le rôle de Cal dans Combat de nègre et de chiens (Koltès), mise en scène de Michael Thalheimer. En 2011, il joue dans Les Criminels (Bruckner), mis en scène par Richard Brunel. À la Colline on a pu le voir également dans Des arbres à abattre de Thomas Bernhard, spectacle dont il a co-signé la mise en scène avec Célie Pauthe en 2012, et pour lequel il obtient le Prix de la Critique 2012 dans la catégorie Meilleur Comédien. En 2014, il travaille avec Michael Thalheimer, dans La Mission de Heiner-Müller. En 2015, il rejoint Stéphane Braunschweig pour Les Géants de la Montagne de Pirandello, dans le rôle de Cotrone. En mai 2016, il collabore avec Célie Pauthe pour La Fonction Ravel créée au CDN de Besançon.
 
Gabriel Hermand-Priquet
Diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette (ESNAM), il crée en 2003 le solo l’Avorton Volant ou appétits pas dupes et la compagnie l’Ateuchus qu’il co-dirige aujourd’hui avec Virginie Schell. Depuis plus de dix ans, il entretient une relation artistique suivie avec Roman Paska et intègre en 2003 sa compagnie Dead Puppet. Parallèlement, il suit l’enseignement du danseur improvisateur Julyen Hamilton. Pendant plusieurs années, il se forme à la technique de la marionnette à gaine chinoise auprès du maître chinois Yeung Faï. Il développe également un travail pédagogique travaillant aux principes sous-jacents aux techniques de marionnette. Par ailleurs, il collabore régulièrement avec diverses compagnies de théâtre, danse ou cirque en tant que conseiller artistique, constructeur, ou interprète.
Fondé en 2003 et co-dirigé aujourd’hui par Gabriel Hermand-Priquet et Virginie Schell, L’Ateuchus est né de la volonté de questionner et d’expérimenter la transversalité des pratiques artistiques qui se croisent dans le champ de la marionnette, d’en trouver les zones de rencontre et de les mettre en mouvement. La recherche d’une écriture contemporaine du théâtre de marionnette est l’un de ses moteurs.
Ce travail s’est illustré avec des spectacles tels que L’Avorton Volant et Prélude à la fuite, tous deux coproduits par le TJP – CDN de Strasbourg. Avec les spectacles de marionnette à gaine chinoise No Rose… et Duels, jouant des traditions, des conventions et des clichés de la marionnette, L’Ateuchus a approfondi sa réflexion en questionnant un ancrage d’une écriture contemporaine dans le terreau des traditions.
En parallèle, L’Ateuchus, tend à formuler depuis ses origines une pédagogie autour de la relation marionnette/marionnettiste que l’on pourrait synthétiser par une exploration des différents statuts du corps, de l’objet et des relations qu’ils induisent. La recherche que poursuit L’Ateuchus l’amène à collaborer régulièrement avec d’autres compagnies telles que Les Transformateurs, les Trois-Huit, la Cie Pseudonymo, le Théâtre Nouvelle Génération. Depuis 2011, L’Ateuchus porte en collaboration avec la ville de Pélussin le projet La BatYsse, lieu dédié aux Arts de la Marionnette dans la Maison Gaston Baty.
 
Stanislas Nordey
Metteur en scène de théâtre et d’opéra, acteur et pédagogue, Stanislas Nordey crée, joue, initie de très nombreux spectacles depuis 1991. Il met en scène principalement des textes d’auteurs contemporains tels que Gabily, Karge, Lagarce, Mouawad, Crimp, Handke…, revient à plusieurs reprises à Pasolini et collabore depuis quelques années avec l’auteur allemand Falk Richter. En tant qu’acteur, il joue sous les directions notamment de Christine Letailleur, Anne Théron, Wajdi Mouawad, Pascal Rambert, Anatoli Vassiliev et parfois dans ses propres spectacles, comme Affabulazione de Pasolini créé en mars 2015. Tout au long de son parcours, il est associé à plusieurs théâtres : au Théâtre Nanterre-Amandiers dirigé alors par Jean-Pierre Vincent, à l’École et au Théâtre National de Bretagne, à La Colline-théâtre national et en 2013 au Festival d’Avignon. Avant cela, de 1998 à 2001, il codirige avec Valérie Lang le Théâtre Gérard Philipe, CDN de Saint-Denis et en septembre 2014, il est nommé directeur du Théâtre National de Strasbourg et de son École où il engage un important travail en collaboration avec vingt artistes associés – auteurs, acteurs et metteurs en scène – à destination de publics habituellement éloignés du théâtre et dans le respect d’une parité artistique assumée. L’intérêt qu’il a toujours porté pour les écritures contemporaines se retrouve dans le projet qu’il a conçu pour le TNS. En 2016, il crée Je suis Fassbinder, en duo avec l’auteur et metteur en scène allemand Falk Richter et recrée Incendies de Wajdi Mouawad. En 2017, outre la création d’Erich von Stroheim, Stanislas Nordey interprètera Baal dans la pièce éponyme de Brecht mise en scène par Christine Letailleur.
 
Olga Mesa 
Chorégraphe et artiste visuelle espagnole, Olga Mesa présente ses premières pièces courtes en solo à New-York (1989-1991). À son retour en Espagne en 1992, elle crée sa propre compagnie et sa première pièce longue, Lugares Intermedios inspirée par son voyage dans le désert en Arizona : elle réalise là son premier travail audiovisuel in situ. Par la suite, ses créations scéniques se développent alors autour de cycles thématiques : la trilogie du corps, Res, non verba (1996-1999), Más público. más privado (2001-2006). En résidence à POLE-SUD en 2005, elle oriente son travail vers d’autres recherches et développe un premier laboratoire, Le corps proche. D’autres suivront simultanément à ses créations : La danse et son double, Solo aveugle, La Lamentation de Blanche-neige, avant de se lancer dans une trilogie en collaboration avec le plasticien Francisco Ruiz de Infante, Carmen/Shakespeare. Entre installations visuelles et performances, ils agencent dispositifs et processus artistiques de recherche, explorant à double voix, entre regard, présence et outillage technologique d’autres façons de questionner le réel. 
 

Saison 17/18

12.01 > 08.06